Bali - Balo ...

La conférence climatique de l'ONU, qui a réuni les représentants venant de plus de 180 pays, ainsi que des observateurs des organisations intergouvernementales et non gouvernementales, s'est déroulée sur l'île indonésienne de Bali. Pour réconcilier économie et écologie, les solutions environnementales ne doivent pas échapper aux règles économiques que semblait vouloir nous dire l'ensemble des dirigeants! Ce n'était pas suffisant pour retourner la position d'un Bush sous pression. Une fois de plus, la signature des États-Unis était indispensable pour ne pas relayer la conférence de Bali aux oubliettes des bonnes intentions. Pourtant les avancées sont nombreuses : le fond d'adaptation, doté de moyens réels bien qu' insuffisant, permet aux pays riches d'aider les pays pauvres à lutter contre le réchauffement climatique. Le combat contre la déforestation est désormais au coeur de l'après Kyoto.

Discours de la Méthode

Malheureusement, l'objectif quantifié de réduction des gaz à effet de serre n'a toujours pas trouvé son juste niveau: le pragmatisme économique anglo-saxon s'oppose une fois de plus au principe de précaution Franco-allemand. En effet, outre-atlantique, les experts estiment inutile de quantifier la réduction pour 2020. Seules les avancées technologiques permettront la mise en application et l'atteinte de résultats concrets et leurs succès ne dépendront que du dynamisme économique. Alors à quoi bon freiner ce dynamisme par une politique astreignante ? De façon diamétralement opposé, la France et l'Allemagne préfèrent quantifier un objectif dont l'atteinte engendrera forcément un calendrier et des moyens. Une prudence peut être nécessaire quand on connaît la longue liste des bonnes intentions en terme d'environnement, restées sans lendemain. Il ne reste donc que quelques mois à nos dirigeants pour discourir sur la méthode...

Et si on s'y mettait !!!

D'ici là, reste l'action de chacun. A écouter notre ministre de l'environnement Jean-Louis Borloo, il ne nous reste plus qu'à relever nos manches : « Je voudrais dire à ceux qui hésitent … que nous devons nous engager! ». Mais pourquoi faire ? En ces périodes de soldes qui vont de nouveau gréver nos budgets familiaux de plusieurs centaines d'euros, nous ne pouvons pas tous mettre un panneau photovoltaïque à plusieurs milliers d'euros dans notre chariot ou changer notre voiture pour ce modèle Suédois qui roule au bio carburant (de plus en plus discuté d'ailleurs...). Pragmatisme oblige une nouvelle fois, si les solutions pour notre environnement pouvaient passer par des solutions économiques... Du vélo ? D'accord (les légers reliefs de notre région nous permettent à l'instar de nos amis danois d'enfourcher plus facilement notre bicyclette...). Du tri ? En France, c'est presque automatique. Prendre le bus ? Dès que l'on peut (bus fonctionnant au bio gaz avec des déchets ménagers, s'il vous plait !). Réduire sa consommation de papier dans l'imprimante à minima et utiliser du papier cadeau recyclé ? Bien sûr ! Alors que faire d'autre ? L'assemblée nationale et le sénat ont voté le retour possible au tarif régulé des consommateurs ayant choisit un nouveau fournisseur d'électricité (comme c'est amusant de constater la discrétion de ce vote quand on nous a rabâché les oreilles pendant des semaines de ne surtout pas quitter le tarif régulé... Ha ! Les joies de la concurrence...). Il n'y a donc plus de risque de voir les prix s'envoler sans pouvoir s'en protéger. Est-ce là l'occasion de changer de fournisseur d'électricité et de favoriser la production d'une électricité verte ? C'est en tout cas la proposition de Planète UI, fournisseur d'électricité renouvelable, qui promet de fournir de l'électricité produite à 100% par des sources d'énergie renouvelable au même prix que le tarif régulé.

"Au pays... de Candy..."

Il y a dans cette proposition comme un grain de folie au pays d'EDF. Conscient de cette réalité, l'équipe de Planète UI se présente comme « pro renouvelable Â» à défaut d'être « anti nucléaire ». Décidément, le pragmatisme économique semble de plus en plus nécessaire en matière d'environnement. A défaut de solution unique, c'est une façon comme une autre de concilier les différentes tentatives sans fermer la porte aux solutions émergentes. Et puis il nous reste enfin Internet pour découvrir une autre façon de consommer... Le site de consoglobe, nous propose une multitude de produits pour donner à notre consommation des couleurs plus vertes dans cet immense bal de la consommation durable.

Engagement, choix de société, vivre autrement, geste du quotidien... Pragmatisme économique oblige, notre consommation prendra certainement de plus en plus une dimension environnementale. Peut être faudra-t-il alors nous rappeler la nécessaire et ô combien indispensable « part de risque Â» inhérente à la notion de « Choix Â» afin de ne pas avoir à subir un réveil trop brutal lorsque notre pragmatisme bienveillant ne suffira plus à faire patienter notre Planète ou notre portefeuille.

Nicolas Milko, PDG de Planète UI